Atelier Bricabook #245

par lemexicainjaune

(c) Julien Ribot

(c) Julien Ribot

Peu de gens maîtrisent l’art de l’eidesis.
Pourtant, écrire ne revient-il pas à cacher ses sentiments derrière la façade des mots ?
K était de celle-ci. Tout était symbole. Tout avait une signification cachée.

Pour elle, une cathédrale est l’anneau terre d’accueil que les pauvres hères pouvaient invoquer librement.
« je suis ta terre d’accueil ».

Pour elle, le pont est le symbole entre l’ancienne vie et la nouvelle.
« viens, traversons ensemble ce pont ».

Pour elle, une rivière c’est se laisser porter par la vie et épouser les formes du destin.
« je suis une femme rivière. Plonge en moi ».

Pour elle, la nuit est l’absence du jour, lumière aveuglante, vulgaire et crue.
« c’est la nuit que les amants s’aiment. Ferme les yeux. »

Pour elle, les lumières reflètent les forces telluriques de l’esprit. 
« les mythes de nos anciens est le berceau de notre passion. Ecoute-moi ».

Quel est donc cet eidesis qui se cache derrière ma douce folie pour K ?
Le trouveras-tu, ô lecteur ?

(c) Le mexicain jaune 2016
(c) Leiloona pour l’atelier

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